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Quelles infrastructures en France ?
Les bandes cyclables : ce sont des parties latérales de la chaussée réservées aux cyclistes et séparées de la chaussée principale par une ligne de peinture continue.
les + : - continuité avec la chaussée qui assure la vision du cycliste par les autres usagers et facilite la jonction avec les autres voies à l'arrivée dans une intersection, de même que leur entretien, les - : - absence de séparation physique entre les différents types d'usagers qui favorise les empiètements des véhicules à quatre roues sur la bande cyclable, notamment dans les courbes, - stationnement abusif fréquent sur la bande cyclable, - enfin lors d'une perte de contrôle d'un véhicule motorisé, risque de heurt par l'arrière facilité par la faible distance séparant la voie de circulation de ces véhicules et les cyclistes.
Les bandes juxtaposant la circulation des cyclistes et des piétons : très utilisées dans les villes où la circulation des cyclistes est importante, elles placent sur un trottoir surélevé une bande pour les cyclistes du côté le plus proche de la chaussée et une bande pour les piétons entre la bande cyclable et les maisons ou la limite de l'emprise de l'infrastructure.
Au niveau des intersections ces bandes cyclables ont un comportement calqué sur celui des piétons, avec une traversée des voies sur une bande dessinée parallèlement au passage des piétons. Si la signalisation est assurée par des feux, les cyclistes ont le comportement des piétons. les + : - évite d'avoir à établir une nouvelle voie de circulation - assure une bonne protection des cyclistes au prix d'un aménagement des bordures de trottoir au niveau des intersections, les - : - les cyclistes qui aiment aller vite répugnent à utiliser ce type d'infrastructure qui les exposent à des trajectoires imprévisibles de piétons, notamment dans les centres villes. La bonne vitesse pour un cycliste doit se situer entre 10 et 20 km/h pour éviter les conflits.
Les pistes cyclables : infrastructures réservées aux cyclistes et séparées physiquement de la chaussée utilisée par les véhicules à moteur. La séparation peut être limitée à une bordure surélevée s'opposant aux franchissements volontaires, ou constitué par une surface engazonnée, voire plantée d'arbustes.
Dans les cas les plus favorables, la piste cyclable est éloignée de la voie utilisée par les véhicules à moteur et fait partie d'un réseau évitant tout conflit avec les véhicules à moteur par la suppression des intersections à niveau. les + : - meilleure protection lors d'une perte de contrôle d'un véhicule à moteur sur la voie adjacente, - une protection du stationnement abusif des véhicules à quatre roues - et dans l'ensemble une plus grande tranquillité d'esprit pour le cycliste, les - : - faible qualité de l'entretien, voire de la réalisation de la chaussée de ces pistes cyclables en France. Rarement balayées, elles associent gravillons et tessons de bouteilles à des nids de poule ou à des racines d'arbres en relief, faute d'un soubassement de qualité. - La jonction avec les intersections des voies principales pose un problème difficile à traiter, notamment quand une végétation réduit ou supprime la visibilité de la piste cyclable.
Le cycliste est alors mis en danger par les véhicules qui tournent sur leur droite sans être attentif à la venue d'un cycliste sur la piste qu'ils vont croiser, sauf si la fusion entre la piste et la chaussée principale a été assurée avant le carrefour.
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